Front des Vosges 14-18

Tourisme de mémoire 14-18, LE FRONT DES VOSGES

Front des Vosges 14-18
Front des Vosges 14-18

Alsace, Vosges, lieux de mémoire

Front des Vosges 14-18

Lieux de mémoire

Préservé par son climat extrême et l'oubli relatif dont il a fait l'objet, le Front des Vosges forme une zone montagneuse comprise entre le Donon au nord et le Grand-Ballon au sud. L'ancienne frontière du Reich depuis 1871 est aujourd'hui le seul secteur du front de la Grande Guerre concerné par les combats en moyenne montagne.

Pour les deux armées, l'Alsace va devenir pour toute la durée de la guerre, un théâtre d'opération secondaire car les Vosges forment une barrière à la défense et aux déplacements difficiles. Les Vosges, seul massif montagneux sur l'ensemble du front vont nécessiter l'emploi de troupes de montagne (alpins et bavaroises) tout en rendant impossible la logistique d’une bataille se déroulant au-delà. En effet, aucune exploitation stratégique n’est possible pour les Français en raison de la barrière du Rhin, tandis que pour les Allemands, l'obstacle des Vosges est encore renforcé par les fortifications Seré de Rivières de Belfort à Epinal. Par contre pour la France, la libération de l'Alsace est un impératif psychologique essentiel (d'où les attaques initiales) tandis que les Allemands ne pouvaient pas laisser prendre impunément Mulhouse, la seule grande ville du Sud de l'Alsace, d'où la défense du Haut-Rhin initialement abandonné par les plans de guerre allemands.







Les souvenirs

Documentant les combats et les conditions de vie des soldats, le musée Serret, inauguré en 1973 à Saint-Amarin, occupe un ancien tribunal qui avait servi, pendant la Grande Guerre, d'hôpital mobile alsacien. En suivant l'ancienne ligne de front vers la vallée Noble, se trouve la plus grande nécropole militaire roumaine de France, le cimetière militaire roumain de Soultzmatt, inauguré en 1924 par le roi Ferdinand et la reine Marie de Roumanie.

Aux confins de la vallée de Munster, dans le seul village redevenu et resté français dès 1915, l'Ambulance Alpine de Mittlach, installée dans la cave de la mairie, évoque les batailles moins connues autour de Metzeral en juin 1915, ainsi que la mémoire du général Serret et du colonel Boussat, tombés au Hartmannswillerkopf en décembre 1915. De l'autre côté du val d'Orbey, la Tête des Faux, est un sommet culminant à 1 220 mètres, occupé en 1914 par les Allemands. La bataille de Noël 1914, menée dans des conditions hivernales extrêmes, met 600 hommes hors de combat en une seule nuit. Mais, les Allemands construisent d'impressionnantes fortifications figeant la situation jusqu'à l'Armistice.